Parcours et formation littéraire au Lycée de Guérande

Le lycée La Mennais de Guérande et l’association Le Sel des Mots se sont impliqués dans un travail d’écriture et de découverte de l’édition avec Benoît Virot, éditeur Nouvel Attila.

Un parcours qui débute au salon « Nau Belles Rencontres » au Pouliguen
Le projet débute en 2015-2016 : Au cours d’ateliers au salon 2015, l’éditeur Benoît Virot ( Editions du Nouvel Attila) et  Madame Aldeguer (Enseignante au Lycée La Mennais de Guérande) décident un travail sur manuscrit (Carrières de Sable de Gérôme Baccelli) pour les élèves de section littéraire du Lycée. Les terminales L rencontrent l’éditeur dans l’établissement, à Guérande. Puis, ils participent à nouveau au Salon « Nau Belles Rencontres 2016 » au Pouliguen et choisissent un nouveau manuscrit pour les futures premières L de l’établissement. Les élèves assurent donc ainsi la transmission en optant pour le manuscrit intitulé « Comment peut-on être persan ? » de Maryam Madjidi .

L’aventure se poursuit
En septembre 2016, les élèves de la classe de 1ère L du lycée La Mennais reçoivent le manuscrit « Comment être persan ». Le travail avec l’enseignante débute le vendredi 4 novembre 2016 en présence de Marie-Claude Royer de l’Association Le Sel des Mots et se poursuit les vendredis suivants.

 

Elèves en travail de lecture dans leur salle informatique.

 

 

Un travail de lecture qui s’inscrit dans une logique d’enseignement et de préparation au baccalauréat

Le travail envisagé est approuvé par le Délégué Académique à l’Education Artistique et l’Action Culturelle, et répond à trois objectifs de l’année pour les futurs candidats du baccalauréat littéraire :

  • il s’agit de développer les langages pour penser et communiquer
  • d’assurer la formation de la personne et du citoyen
  • et de proposer une ouverture sur le monde professionnel                                                                                                                                                                                                                                                                      La démarche s’inscrit donc dans le travail de l’année sous forme de la lecture cursive, de l’analyse critique d’un texte, de la réécriture de variations, de la rédaction d’avis de lecture et de débats autour du roman. Les élèves viendront présenter leur étude au Salon « Nau Belles Rencontres » au Pouliguen le 26 avril 2017.

Déplacement hors des murs à Paris
Le 9 février 2017, les élèves de 1ère L,  Madame Aldeguer,  Marie-Claude Royer et l’éditeur Monsieur Virot se retrouvent à Paris pour une découverte sur le terrain.
A 9h30, le groupe est accueilli à la Librairie A Tout Livre, rue Daumesnil à Paris afin d’observer les conditions de diffusion et de vente du livre en général.
Puis à 10h30, le groupe est accueilli à la médiathèque du Palais de La Porte Dorée, Avenue Daumesnil, par Benoît Virot et Madame Nihad Jnaid (Coordinatrice du prix littéraire de la Porte Dorée 2017). A nouveau, les élèves sont sollicités dans leur démarche sous forme de trois ateliers. D’abord, il s’agit d’imaginer en une heure un nom de maison d’édition, sa ligne, et son slogan. Puis en 30 minutes, il leur faut décider de la couverture du livre afin d’envisager le problème commercial de vente du produit. Enfin, des volontaires enregistrent une critique de 2 minutes du livre afin de répondre à une émission littéraire virtuelle. Autant d’exercices qui peuvent les projeter vers une activité professionnelle.
Enfin, à 14h30, moment attendu : rencontre à la maison d’édition 62, rue du Faubourg Saint-Antoine avec l’auteure du manuscrit étudié, Maryam Madjidi. Première surprise : paru en janvier 2017, le titre du roman a changé. Il est devenu : « Marx et la poupée « . Des échanges fructueux s’installent. On parle « fabrication, parcours, transformation littéraire, fabrication de roman, publication, travail sur la langue, organisation de produit. Pour une fois que les élèves ont l’occasion de rencontrer un auteur « vivant », comme le souligne l’enseignante… les observations et les discussions vont bon train.

Et après ?
Le vendredi matin, malgré la fatigue du déplacement, « les yeux des élèves étaient illuminés d’étoiles », remarque l’enseignante.
Nous attendons donc le retour de l’aventure au prochain Salon de Nau Belles Rencontres au Pouliguen, fin avril et nous espérons vivement que la démarche suivie participera au cursus de chacun des lycéens.

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